Musique de Guinee, Fotball Guineen, Syli Nation de Guinee, Fouta Djallon, Mandingue, music Peulh, Kankan, Labe, Kindia, Zerekore
BEAUTE
Powered by:NextVisionEntertainment.com
"Je pense seulement
que nous avons laissé
trop faire. On aurait du
les massacrer dès le
départ....
Site by: Kader Copyright © 2007 GuineeFest.com All rights reserved
LE RENDEZ-VOUS DES PROMOTEURS GUINEENS




Le silence des Amazones de Guinée aura duré vingt-trois ans. Il vient d’être rompu
avec la sortie du deuxième album de leur histoire : Wamato, produit par Syllart
avec la collaboration de Sterns et de Radio France internationale (RFI).
À travers les douze titres de cet opus où cohabitent la fidélité à la tradition et la
recherche de
nouvelles sonorités, elles espèrent reconquérir les cœurs des mélomanes.
Les Amazones, c’est une longue histoire qui remonte à 1961, année où Fodéba
Keita, alors ministre de la Culture et de la Défense du président Ahmed Sékou
Touré, décide de créer un orchestre composé uniquement de femmes. Leur
particularité ?
Elles appartiennent à la gendarmerie nationale. « Au début, nous étions réticentes,
se souvient le commandant Salématou Diallo. Mais quand nous avons commencé,
nous avons aimé.
Cela nous a permis de faire le tour du monde. » Au départ, l’ensemble s’appelait
Orchestre féminin de la gendarmerie nationale. Sa vocation : chanter la gloire de la
« révolution » sékoutourienne. En 1977, la formation devient Les Amazones de
Guinée à l’occasion du Festival culturel de Lagos, l’un des meilleurs souvenirs du
commandant Djenabou Bah, saxophoniste ténor et cinquième Guinéenne de l’
Histoire à avoir appris à jouer du saxo.
Si Les Amazones ont tenu le cap, c’est surtout parce que, en tant que gendarmes,
elles étaient astreintes à la discipline militaire et à celle du parti. Mais le décès de
Sékou Touré, en 1984, leur sera préjudiciable.
Après ce long temps mort, elles se sentent renaître. Chantant en soussou, en
malinké, en pular, ou encore en français, Les Amazones abordent des thèmes
aussi divers que l’amour, l’unité africaine, l’émancipation de la femme… Wamato
est sorti pour la première fois en 2006 sous forme de cassettes pour le marché
local.
Au vu de l’accueil du public, le commandant Salématou Diallo, bassiste et chef d’
orchestre, ne cache pas son optimisme : « Nous sommes en train de revenir en
force.
Depuis que nous avons recommencé à jouer, ça marche bien. Nous devons
redevenir ce que nous
étions avant. »
Aujourd’hui, l’orchestre compte une trentaine de membres, dont douze se
produisent régulièrement sur scène. « Nous ne sommes pas du tout fatiguées,
affirme le commandant Diallo. Nous préparons des jeunes pour assurer la relève.
Cet orchestre ne doit pas disparaître : c’est un véritable symbole. »
Source: Aminata.com
Mountaga Bah pour Aminata.com
Nouveau départ pour Les Amazones
|